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Afrique : La croissance du PIB réel augmenterait à 3,4% en 2019

Afrique : La croissance du PIB réel augmenterait à 3,4% en 2019

La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel en Afrique devrait augmenter à 3,4% en 2019 pour atteindre 3,8% en 2020, prévoit la Commission économique pour l'Afrique (CEA). 

Le taux de croissance actuel du continent n'est pas suffisant pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD), en particulier l'objectif 1 relatif à l'élimination de l'extrême pauvreté et de la faim, a indiqué, mercredi à Marrakech, le directeur de la division de la Macroéconomie et de la Gouvernance à la CEA, Adam Elhiraika, lors d'une réunion du Comité d'experts de la 52ème  Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique (COM2019).

Selon lui, il est impératif pour l'Afrique d'accélérer sa croissance pour la porter à deux chiffres d'ici 2030 et ce, à travers l'amélioration du niveau des investissements et de la productivité.

A cet égard, Elhiraika a appelé l'ensemble des pays à poursuivre leurs investissements dans le développement des infrastructures. Non sans souligner le besoin de la mise en place de politiques ciblées et efficientes à même de stimuler la croissance et opérer la transformation d'une façon structurelle pour mieux soutenir l'industrialisation de l'Afrique et renforcer le commerce intra-africain à travers la zone de libre-échange continentale africaine.

L'amélioration de la gestion et du management de la dette, et l'exploitation de l'urbanisation, vecteur puissant de génération de recettes fiscales pour financer le développement durable, constituent également des atouts indispensables pour booster la croissance, a-t-il insisté.

Pour sa part, le directeur de la division de l'Intégration régionale et du Commerce à la CEA, Stephen Karingi, a indiqué que les pays africains entretiennent plus d’échanges commerciaux avec le reste du monde qu’entre eux, précisant à ce propos que l’Union européenne détient la plus grande fraction des exportations de l’Afrique.

Après avoir pointé du doigt la faible part de l’Afrique dans les flux des investissements directs étrangers (3,2 % en 2017), Karingi a déploré le déficit d'infrastructure dont pâtit l'Afrique et ses incidences négatives sur les échanges commerciaux.

L’amélioration des infrastructures pourrait permettre aux pays africains de s’engager pleinement dans le commerce intra-régional et de tirer le meilleur parti de la régionalisation et de la mondialisation, a-t-il estimé.

Cette réunion du comité d'experts, qui se tient jusqu'au 22 mars, sera l'occasion de débattre de plusieurs sujets, notamment l'évolution de la situation économique et sociale en Afrique et l'évaluation des progrès de l'intégration régionale du continent.

 

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